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PARTICULIER

Camille RISTORI

Témoignage Symbiotonic® et Iodamine®

Nous élevons depuis 23 ans à l’asinerie des Cévennes (Montagne ardéchoise) un troupeau de 50 ânes composé pour une partie d’ânes de Provence, pour l’autre de petits ânes de type sarde. Nous n’avons plus employé aucun vermicide depuis 7 années maintenant alors que les années précédentes nous avions sagement (!!!) vermifugé une bonne partie de notre troupe, même si notre souci était déjà de nous en tenir au minimum.
 

Terrains : a priori favorables au niveau climatique, comme la plupart des pâtures du Sud-Est. Pentes accidentées, bois de châtaigniers, landes ou garrigues plus au sud permettent des parcours sains et extensifs automne et hiver. Ces parcours alternent avec une gestion intensive « à risque » de 7 ha de prés morcelés et ronciers qui doivent autant que possible être « raclés » du printemps à l’été (entretien en pare-feux).

Complémentation : à base de foin surtout. L’hiver régulièrement, au printemps quand il faut limiter le surpâturage, et l’été pour compléter la ration des mères qui allaitent (une vingtaine en moyenne). L’automne les parcours sous châtaigniers, très nutritifs et riches en tanins, retapent les animaux qui auraient souffert du parasitisme (les tanins ont un effet vermifuge, comme fougères et armoises que les ânes peuvent croquer ponctuellement au printemps).

Nous offrons en début d’hiver à l’ensemble du troupeau, et plus spécifiquement aux ânesses en fin de gestation et aux demoiselles de 2 ans, une cure de 3 semaines à un mois de « Iodamine» un mélange comprenant essentiellement algues marines (lithothamne et fucus qui apportent calcium, magnésium, iode potassium et fer), végétaux (dont l’euleuthérocoque = le « ginseng de Sibérie », plante royale pour accroître les défenses immunitaires, et l’artichaut, détoxiquant du foie) et minéraux naturels. C’est un reminéralisant parfait s’il se peut, spécialement bénéfique en période de reproduction, qui réveille aussi le système immunitaire.

Anons au sevrage et ânes fatigués sont surveillés de près et bichonnés comme il est conseillé (cf « conduite des animaux à risque » dans l'article de blog "Pour une meilleure gestion du parasitisme"). Ceux-là bénéficient alors du « Symbiotonic » sur 3 cures successives de 10 jours par mois en fin d’automne et hiver. L’ail, l’armoise et le romarin présents dans cette préparation ont notamment des effets vermifuges, stimulants et anti-infectieux, le ginseng de Sibérie couplé à la spiruline (algue bleue) source d’acides aminés essentiels et de vitamines, permet à l’organisme de se défendre de façon vigoureuse contre les affections virales ou parasitaires.

Inconvénients : La durée de ces cures étalées dans le temps qu’il faut lier à un régime alimentaire où les céréales sont distribuées (afin d’y mélanger ces produits qui se présentent sous forme de poudre) peut devenir fastidieuse si les animaux sont au pré. La simple administration d’un vermicide chimique à la seringue est 10 fois plus rapide ! Mais celui qui ne soigne qu’un ou deux ânes avec la méthode « douce », pourra aussi leur donner comme« bonbon » quotidien dans un bout de pain ou une carotte. Si les premiers jours il arrive que les ânes soient étonnés ou rebutés par l’odeur, ils y prennent goût très rapidement et se disputent la ration…

Pour simplifier la distribution à tout le troupeau, il nous arrive de laisser la iodamine à disposition. A moins d’en distribuer la juste dose quotidienne, on risque une surconsommation les premiers jours (uniquement dommageable pour le porte-monnaie) mais les ânes se régulent par la suite. Cela n’est pas envisageable avec le symbiotonic, trop riche et appétant.

Le coût de ces produits est d’abord élevé, même si leurs qualités le justifient pleinement. Mais il s’amorti sur les années, les animaux bien « construits » et bien gérés ayant de moins en moins besoin de compléments alimentaires, voir plus du tout, selon l’environnement où ils vivent. Ces ânes auront de surcroît un meilleur potentiel de résistance aux maladies, potentiel peut-être bien précieux les années à venir…

Résultats : Nous sommes heureux, et même fiers, de l’état sanitaire de nos animaux : nous avons conscience de préserver la rusticité si renommée de notre âne, qui risque bien de partir en fumée si l’on y prend garde. Heureusement de plus en plus d’éleveurs autour de nous pratiquent ainsi, qu’ils travaillent en « bio » ou pas, et le soutien technique se met en place plus efficacement comme avec le GIE « Zone verte ». Cette structure regroupe une dizaine de vétérinaires et un secrétaire coordonnateur ; elle propose suivis d’élevage (surtout bovins, ovins et caprins pour l’instant), conseils et formations en s’appuyant sur les médecines alternatives.

J’en profite pour remercier ici le docteur vétérinaire Alain BOUTONNET qui nous a toujours épaulé par tous les temps dans cette démarche, les vétérinaires Paul POLIS et Gilles GROSMOND dont les écrits (qui émaillent ce texte avec ceux d’Alain Boutonnet) et les stages nous sont si précieux, et même le Département des sciences animales de l’Institut National Agronomique Paris-Grignon qui commence à s’y mettre !

Camille RISTORI

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